Bienvenue dans son Univers...

Bienvenue dans son Univers...
Miki-Chan, c'est un fille ordinaire, qui derrière son ordinateur, aime imaginer un univers différent du sien.

Elle est mélancolique, rêveuse, sentimentale. Elle songe à un autre ailleurs. Une autre vie

Elle aime inventer des histoires, même si elle écrit maladroitement. Elle veut partager des émotions, une vie qu'elle n'aura jamais, dans la réalité. Heureusement, ou pas.

Ses passe-temps, sa vie réelle, ses amis et amours... pas très important, ici. Sa vie n'a pas d'importance, pas plus que celles qu'elles aura créées ou recréées en rêvant.

Miki-Chan, c'est moi.

Et je vous souhaite une bonne lecture ^^


Je vous invite aussi a faire un tour sur mon blog perso ::
[Without-destiny]

:: Merci ^o^
{100}

# Online seit Montag, 27. Juli, 2009 um 23:21

Geändert am Dienstag, 29. September, 2009 um 17:53

Lost in loneliness.

Lost in loneliness.
Une jeune fille... elle parait belle et forte, mais en fait, elle est aussi fragile que du cristal, et troublée comme l'eau d'une rivière. Une âme aussi pure confrontée au vide de l'existence. À la prison qu'est l'humanité. Son monde s'est écroulé il y a si longtemps, et pourtant, chaque souvenir laisse une cicatrice béante et brûlante de douleur, aussi fraîche que la tristesse qui habite encore son coeur. Elle se sent si oppressée, l'obscurité l'étouffe et elle ne peut plus respirer. Pourtant l'univers est si vaste. Là où elle est, il faut aussi noir que le néant. C'est le vide. Plus un son. Plus un souffle. Plus une âme. La lumière a disparu, et l'amour s'est évaporé comme une simple et fragile goutte d'eau. À chaque fois qu'elle respire, c'est comme un bout de tissu qui se déchire. À Chaque pas, c'est comme l'écho de l'acier froid qui tombe lourdement. À chaque regard, c'est comme une souffrance insupportable qui la torture. Elle est seule, et il n'y a plus personne. Elle voudrait s'en aller, elle aussi. S'envoler loin. Mais enfermée dans le tombeau de ses amours déçus, elle ne peut que s'user les ongles sur la pierre indifférente des murs noirs, sans vie. Elle essaie de ne pas sombrer dans la folie. Elle essaie de ne pas pleurer. Mais la noirceur qui l'entoure pèse sur son pauvre corps et elle tremble. Elle tremble de froid, de peur... de solitude. Elle se souvient encore des jours où le ciel était bleu, et les oiseaux blancs. Elle sait aujourd'hui que le bonheur qu'elle voudrait tant ne lui appartiendra jamais. Qu'elle ne le reverrait plus jamais. Son esprit a basculé dans la plus triste des mélancolies, dans la plus souffrante des haines. Son coeur a mal, son corps ne peut plus supporter. Le silence lui crève les tympans. Sa bouche essaie de hurler toute sa douleur, mais le ton de sa voix se perd dans l'éternel néant. Tant la frustration l'envahit, tant la haine lui fait serrer les poings et les dents. Personne ne l'entendra jamais. La complainte déchirante d'une âme damnée, abandonnée. Elle n'est plus qu'une coquille vide, les bons et chaleureux sentiments l'ont quitté en même temps que sa dignité et son honneur. Elle n'a plus d'orgueil, elle n'a plus de compassion. Elle n'est qu'un corps à la recherche de ce qui pourra lui donner un semblant d'existence. Cherchant sans relâche, sans volonté, ce qui pourra faire battre son coeur mort, étouffé par le vide qu'est la vie. Mais elle ne trouvera jamais, car cette vie a été longuement blessée, au point de devenir un trou noir, un regard vide sur un visage blême. Ses lèvres sont d'un mutisme parfait, et ses yeux sont éteints. Elle n'est plus rien, et ne sera plus jamais rien, à part les restes déchus des pires sentiments de haine et de tristesse. Ils l'ont grugé, et ont fini par la détruire. Son coeur mécanique n'est plus qu'un amas de systèmes servant à lui rappeler combien elle est faible et lâche. Son sang souillé comme de la boue n'a pourtant jamais coulé, tout comme les larmes qui la gardait en vie. Elle n'eut pas besoin de faire d'effort pour se fermer à l'univers. L'humanité a tout fait pour exclure cette fille qui était différente et qui aimait tant aimer. Elle s'était simplement perdue, mais personne ne l'a aidée a retrouver son chemin vers le bonheur. Elle aurait préféré mourir. Ou de n'avoir jamais vécu. Tout ce qu'ils ont pu faire, c'est l'enfermer dans son propre corps.

# Online seit Dienstag, 28. Juli, 2009 um 12:35

How it's hard to be alone...

How it's hard to be alone...
Elle, s'appelle Hinata. Lui. c'est Kiba. Ou, comment la musique sait faire battre des coeurs.

Elle, est une princesse. Lui, un garçon des rues.
Elle, a toujours eut de la pression sur ses épaules. Elle doit exceller, mais n'y arrive pas. Son univers est sans cesse oppressé, Elle doit lutter pour être parfaite et vivre normalement...
Lui, a toujours été seul. il doit apprendre, sans personne pour l'aider. Son univers est controversé, la rage au coeur est constante, il doit lutter pour être accepté et vivre comme les autres.
Elle, doit prouver son talent, et y mettre corps et âme: Elle doit devenir une chanteuse parfaite.
Lui, doit défouler sa rage, sa frustration: il ne peut plus se permettre de le faire sur les autres. Sa guitare, c'est tout ce qu'il a. Ça, et sa modeste maison.

Elle, artiste du silence. Elle seule sait parler sans dire un mot. Elle seule sait parler avec son coeur, avec son âme.
Lui, artiste du chaos. Lui seul sait être libre d'esprit, avec sa voix, avec ses mains.
Leur point commun? Leurs yeux disent tout. Malgré les difficultés, leur coeur battent au même rythme.

Tout commence un jour ordinaire. Chaque jour est ordinaire avant de devenir extraordinaire.
Elle, dans son palace, chante. Lui, dans sa modeste maison, joue.
Sur la même longueur d'onde. Les sons s'entremêlent en harmonie. Deux esprits exceptionnels se rencontrent pour la première fois. Ils ne se connaissent pas, mais ils sont déjà liés par le destin...

Le lendemain, tout aussi ordinaire, devint, lui, extraordinaire. Elle, est seule. Assise à la fenêtre, elle regarde dehors, elle rêve de liberté. Lui, est dehors, avec sa bande d'amis. Il est déjà libre. Mais une fraction de seconde, leurs regards se croisent. Le temps s'arrête. Elle ne baisse plus les yeux. Il ne parle plus.
Les jours se suivent, tous les même. Elle, princesse des neiges, et lui, prince des ténèbres, se regardent, se contemplent. Ils se parlent en silence. Dire un mot aurait gâché chaque instant, chaque minute où ils pouvaient se voir. C'est tellement plus beau de parler avec son âme...

Un soir, une fête. Un groupe de rock, des invités. Sur la scène, lui, est resplendissant. Passionné, il ferme les yeux pour mieux savourer ce moment, ce moment où il est libre. Ses années d'ardeur portent fruit: il est le clou du spectacle. Tout le monde le regarde, il n'y a plus que lui. Il ressent chaque note, chaque vibration, oublie tout ce qui est malheur. Il vit.
Dans la foule, elle, est discrète. Elle admire, elle ne veut pas fermer les yeux. Elle aussi veut savourer ce moment, où elle peut enfin voir celui dont elle s'est secrètement éprise, sans que personne ne la juge. L'un des rares moment dans lequel elle a pu s'évader, dans son univers. Personne ne la remarque, elle est seule au monde, à le regarder.
Ils sont seuls.

Il ouvre enfin les yeux. La chanson est terminée. Les spots de lumière s'ouvrent, se referment. Les autres ont déjà oublié ce moment magique, passant à autre chose. Mais elle, continue à le voir. Lui, la voit enfin. Un faisceau de lumière, une fraction de seconde. Il la voit. Elle le regarde. À nouveau, le temps s'arrête. Ce moment sera probablement le plus important de leur vie. Ce moment sera celui où ils seront tombés amoureux.

La fête est finie. Seulement quelques amoureux s'éternisent sur un vieux sofa. L'hôte ramasse les décombres laissées par quelques négligents. Elle, s'apprête à s'en aller discrètement, telle une ombre. Naïve, innocente, elle regarde le ciel maintenant étoilé, pensant à l'élu de son coeur. Une main sur un épaule. Un sursaut. Ses yeux plongent dans les siens. Une musique au loin se fait entendre, la brise se fait sentir sur les frêles épaules de la jeune fille. Pour la première fois, le grand rebelle sent le besoin d'être tendre. Déstabilisant, mais agréable comment sensation. Une main glaciale sur sa joue. Un regard profond, sincère, chargé de mots et de promesses. D'amour. Ils se penche, l'embrasse. Tendrement. Il ne veut rien laisser au passage. Elle est étonnée, comme foudroyée sur place. Étrangement, une force l'empêche de bouger. Les yeux grands ouvert, elle n'essaie pas de se débattre. Peut-être parce qu'elle avait enfin réalisé que quelqu'un pouvait l'aimer.

Les jours passent. Ils s'aiment, souvent tendrement, d'autres fois passionnément. Le rythme de leur amour suit le fil de leur coeur. Ils rient, jouent, se cachent, se découvrent. Ils se connaissent de mieux en mieux à chaque jour. Ils veulent vivre, s'embrasser, se voir, s'aimer. Une journée l'un sans l'autre ne fait qu'attiser leur désir. Un amour aussi pur que le leur ne doit jamais s'éteindre. Un amour aussi pur que le leur n'existe même plus.

Mais voilà. Parfois, il arrive que le destin frappe. Un simple geste. Une injustice. Une émotion trop vive, trop intense. Un soupçon de jalousie, une graine de haine, suffit pour tacher d'encre et de sang un amour aussi pur que le leur.

Une autre soirée, une autre fête. Un groupe de rock, des invités. Il est la star, elle est l'idole. Leur idylle est célèbre. Ils s'aiment de plus en plus fort, de mieux en mieux. Une soirée, trop arrosée pour certain. Les esprits sont embrumés, ils se laissent guider par l'instinct, par les sentiments présents. Un autre, amoureux. Un esprit corrompu par le sentiment trop douloureux de l'amour. Emportée par l'impulsion, il ne la laissera plus s'échapper. Princesse de son coeur, elle a été volé par ce bon a rien. Un verre en trop, juste assez de cran pour passer à l'acte. Comment récupérer un amour perdu? Il n'y a pas trente-six solutions. Il doit juste en finir avec ce gars, cette pourriture, pour qu'elle voit qu'elle sera beaucoup plus heureuse sans lui. Une bataille éclate. C'est si courant, personne n'y prête attention, tout le monde préfère fermer les yeux. Personne n'a vu le couteau acéré de l'autre. Voyant son âme soeur en danger, la brave princesse se jette corps et âme pour sauver son bien-aimé. L'autre, le visage tordu par la haine, se rend compte que la belle ne viendra jamais à lui. Son chagrin insubmersible l'emporte. Il ne peut pas vivre sans elle. Il a besoin d'elle pour respirer. Il se retira, emprisonnant comme otage la jeune amoureuse. Discrètement, il sort de la maison. Elle hurle pour qu'on l'entende, pour qu'on vienne à son secours. Elle pleure.

Lui, abandonne la fête. Rien ne lui importe plus que sa belle et douce amoureuse. Il sent le danger à des kilomètres à la ronde. Mais il ne laissera rien lui arriver. Il est invincible, porté par son coeur.

Il le voit, couteau en main, s'apprêtant à commettre l'irréparable. Incapable d'imaginer un monde sans elle, il fonça, la rage au coeur. Rien ne l'atteindra, pas elle. La vie sans elle ne veut plus rien dire. La bataille éclate à nouveau. Les deux, aveuglés par l'amour et la rage, se livrent une lutte acharnée sous les yeux de leur dulcinée. Une entaille trop profonde, un étourdissement, il n'y voit plus rien, il n'y a que du noir autour de lui, des hurlements. Une dernière image. Sa belle et douce chérie, le visage souillé de terre, de sang et de larmes. L'autre, un regard sadique, rempli de douleur malsaine. Un reflet argenté, un flot de sang, une âme basculant entre la vie et la mort.

Un mal de crâne. Une douleur à la jambe. Un réveil douloureux à l'hôpital. Sa y est, il se souvient. L'image de son dernier amour, le regard souffrant, mais plein d'espoir. Le regard vide, il fixe le plafond. Le blanc immaculé lui rappelle la pureté de l'âme de son amour. Il n'a même pas remarqué sa mère qui le regarde avec pitié et tendresse au pied du lit. Il se lève précipitamment. Il doit la voir, absolument. Elle est blessée, elle a besoin de lui. Il court, une dernière lueur d'espoir luit au fond de son coeur. Elle est vivante. Elle doit être vivante. Sa chambre, où est-elle? Chambre 213. Il la voit finalement. Elle est si belle! Les yeux clos, elle dort paisiblement, elle sourit, même. Il remarqua le respirateur, puis le soluté. Tout ces tubes qui la relie au monde des vivants l'effraient. Mais pas assez pour qu'il perde cet espoir. Il se penche vers elle et l'embrasse sur la joue. Une larme glisse tout au long de sa joue pour ce poser sur la douce peau de la jeune fille. Elle est si froide. Il se couche près d'elle, dans le lit. Il prend sa main, si blanche et fragile. Il la regarde avec douceur, comme pour la réconforter. Les paupières de l'endormie cillent, comme si elle allait se réveiller. Il la serre dans ses bras. Sa froideur est cadavérique. Il en veut à Sasuke d'avoir osé faire tant de mal à un être aussi cristallin. Il s'en était toujours méfié, il avait bien raison. Mais elle est là, près de lui. Son coeur...

Ne bat plus. La musique a cessé de faire vivre l'âme de la princesse. Pour toujours. Il ne veut pas y croire. Il la sert plus fort, pour la réveiller. Qu'elle lui dise que tout va bien, qu'ils pourront continuer à vivre au rythme de leur amour. Mais son regard livide en dit trop. Son teint plus pâle qu'auparavant, sa peau satinée si fraîche... C'est impossible. Il pleure. Plus que jamais. Les dents serrées par la rage, il la prend dans ses bras. Une dernière fois. Il déposa un baiser, le plus tendre, le plus douloureux qu'il n'ait jamais donné. Il ne voulait plus se séparer d'elle. Elle avait compté sur lui. Il n'a pas pu la sauver. Il n'a rien pu faire. Il ne sait pas. Il ne sais plus. Il a oublié qui il est. Sa y est, il se souvient. Des beaux jours, où ils étaient heureux. Il ne regrette pas. Il sort sous la pluie. Les gouttes se mêlant à ses larmes ne parviendront jamais à effacer le sang qui a coulé. Le temps ne parviendra jamais à refaire battre le coeur des deux amoureux morts au rythme de la musique.

Elle, s'appellait Hinata. Lui, ne sera plus jamais Kiba. Ou, comment le destin peut être cruel.

# Online seit Freitag, 14. August, 2009 um 13:31

Geändert am Freitag, 14. August, 2009 um 13:51

Overdose de rêves .

Overdose de rêves .
Part. I

Je me présente; je m'appelle Jared. Non, pas Jared Leto comme le chanteur de 30 Second To Mars...
C'est plus Jared Tremblay, comme la plupart de la populasse québécoise.
Le seul point commun que j'aurais avec la star, c'est ma passion pour le rock. Et mon prénom.
Sinon, ma vie est un peu moins excitante, assez ordinaire en fait.

Justement, là, je sors de mon autobus pour me rendre à l'école.

-Hé! Jared! Jareeeed! J'suis là!!!

Le grand gars qui me fait des signes en hurlant, c'est Samuel Ducharme. C'est mon meilleur ami, et un ami d'enfance; on se connaît depuis qu'on a 4 ans. C'est vraiment un bon gars, toujours de bonne humeur, mais il est un peu... énervé. Surexcité, on va dire. L'affaire, c'est que ça lui apporte pas mal de problèmes.

Je cours jusqu'à lui pour le rejoindre, et on rentre tout les deux dans l'école.

-Salut Sam! Pis, pas trop dure la rentrée?

-Arff... met-en! Ça me tente vraiment pas, en plus les prof vont encore essayer de me faire chier!

-Ça irait mieux si t'arrêtait de faire des conneries pendant les cours...

-Ouin bon... ça se peut. En tout cas, moi j'dois y aller, j'ai cours de math. A+!


J'lui fait un signe de main je me dirige aussi vers ma classe de science.

À 4h de l'après-midi, la dernière cloche de la journée sonne. Enfin, c'était pas trop tôt.
J'ai à peine le temps de ranger mes cartables dans mon casier que Sam vient déjà me voir.

-Heille, tu sais pas quoi!

-Quoi?

-Ce soir, c'est le party d'la rentrée! Chez Marc-Antoine Gagnon!

-Ok... et?

-Ben faut y'aller! Y va avoir d'la musique, d'la boisson pis des filles!

-Ça me tente pas, j'suis vraiment fatigué.

-Ah, fait pas ton coincé! En tout cas, moi j'y vais!

Une chose à savoir; il faut jamais laisser Sam et une bouteille de vodka en liberté dans un party, surtout si il y a des filles... C'est pas beau à voir toute les niaiseries qu'il fait, j'en suis témoin. Vaut mieux le surveiller...

-Bon! Ok je viens, mais pas longtemps!

-T'es vraiment cool! Bon ben j'passe te chercher à 5h! À tantôt!

-Ouais, c'est ça, à tantôt...


Je me dépêche de me rendre chez moi, pendre un douche et me préparer un peu. Je connais Sam, ça lui prend pas beaucoup de temps pour perdre patience et s'en aller.

Juste quand je m'apprête à rentrer dans la maison, je vois une fille dans la rue. C'est la première fois que je la vois. Elle ne me voit pas, elle regarde juste les oiseaux perchés sur le fil électrique.

Comme si elle se rendait compte que je la regardais, elle se tourne brusquement vers moi, rougit, et s'en va.

Embarrassé qu'elle m'aie vu, je me dépêche de rentrer à l'intérieur. Je ne peux pas m'empêcher de me demander.... Qui est-elle?

# Online seit Mittwoch, 29. Juli, 2009 um 05:12

Geändert am Samstag, 15. August, 2009 um 11:48

Overdose d'amour .

Overdose d'amour .
Part. II

5 heure. Je suis prêt, et Sam est au rendez-vous. Puisqu'il est encore tôt, on décide de traîner en ville. Sam s'est acheté un scooter il y pas trop longtemps. Il dit que ça impressionne les filles...

Comme d'habitude, il ouvre sa grande gueule pour me raconter n'importe quoi... les prof chiants, ses soi-disantes conquêtes, ses plans douteux. Mais mes pensées sont ailleurs...

Je sais pas pourquoi, mais je pense à cette fille, devant la maison voisine. Je ne l'avais jamais vue, non. Enfin je crois. Elle était plutôt mignonne, timide, mais elle avait l'air... si triste. Si seule. Je ne cesse de me demander qui elle est.

-Hey! Tu m'écoutes pas, là!

-Désolé Sam, je pensais à d'autres choses.

-C'est pas sympa, j'ai l'air de parler tout seul... En tout cas, à quoi tu pensais?

-Ça te regarde pas.

-À une fille?

-Non.

-Me fait pas rire... Je te connais, Jared, t'es jamais dans la lune comme ça...


Il est devenu soudainement très sérieux. Comme quoi ma vie l'intéresse. Répondre que je pensais à cette fille aux cheveux roses, c'était trop pour mon pauvre orgueil. Je le pousse un peu en rigolant, et on joue à se bousculer sur le trottoir.

Quand on revient finalement vers son scooter, vers 6 heures, on découvre une surprise plutôt mauvaise... Surtout pour Sam.

-AAAH SHIT!!!!!! MON SCOOTER!!!

De mon côté, je peux pas m'empêcher de rire. Le nouveau scooter, de cette année, a disparu.

-Si j'attrape le con qui m'a volé mon scooter, je lui botte le cul! Y va en manger toute une!!!

-Relaxe...

-Relaxe? Relaxe?! Ça fait des mois que j'ai économisé pour me l'acheter!!! Ça te fait rire, en plus! Ben va chier!

-Voyons, tu sais bien qu'on va le retrouver... Regarde, c'est parce que tu l'as mal stationné.


Sur le poteau juste à côté de la place de stationnement, il y a une pancarte, cachée par les feuilles. Stationnement interdit après 4h.

-MERDE!

-C'est pas grave... tu iras le chercher à la fourrière demain matin.

-Mouais... ma mère va me tuer... Pis en plus, y faut marcher jusqu'à chez Marc-Antoine. Fait chier!

-Ça te fera pas d'tort un peu d'exercice.....


Quand on est finalement arrivés au fameux party, la fête battait déjà son plein. Furieux, Sam grogne un peu...

-Tu vois, si on avait mon scooter, on serait arrivé ya longtemps...

J'ai à peine le temps de rouler des yeux qu'il est parti draguer des filles. Ce gars là est exaspérant, pas moyen qu'il se calme deux minutes.

Quant à moi, je me promène un peu partout, un verre de bière à la main. Je ne suis pas un grand buveur, et encore moins un grand danseur. Après avoir discuté avec quelques personnes de ma connaissance, je décide de m'asseoir à la cuisine.

C'est alors que je la vois. Juste assez pour que je reconnaisse ses courts cheveux roses et son joli visage rose de timidité. Elle se faufile discrètement entre les fêtards et les soûlons.

Elle est déjà partie, et bizarrement, je me sens un peu las. J'aurais aimé lui parler, mais je suis aussi peu sociable. Et j'aurais peur de la briser, je crois.

Beaucoup plus tard, plein de monde sont partis. Sam veut rester, parce qu'il a rencontré une fille. Moi, je m'emmerde sans bon sens. Il ne reste que quelques couples qui s'embrassent sur le divan et quelques autres qui ont un peu trop bu. L'endroit empeste l'alcool et je ne veux que rentrer chez moi.

Alors que je suis sur le point de m'endormir, je sens une main sur mon épaule. Surpris, je me lève d'un bond et me retourne.

Elle est là. Devant moi. Très, très près de moi. Elle sens bon, et elle est belle.

Je pense que j'ai réagi trop brusquement parce qu'elle rougit de plus belle, et qu'elle me baragouine des excuses. Alors qu'elle s'en va, pour je ne sais quelle raison, je la prend par le poignet. J'ai a peine eu le temps de réaliser ce que je viens de faire qu'elle me fixe avec étonnement.

Elle dégage sa main de mon emprise, et s'en va en courant. Confus, je ne sais plus trop ce qui m'arrive. Qu'est-ce que j'ai fais? Je n'ai aucune idée de pourquoi j'ai voulu l'empêcher de s'en aller. Peut-être que c'est son odeur. Ou alors ses yeux si doux. Je n'en sais absolument rien et ça m'énerve encore plus.

Je ressens une sensation inexplicable. Mon coeur bat la chamade et je sens le rouge me monter aux joues. Mon estomac me chatouille et j'ai une boule dans la gorge qui m'empêche de respirer. Le sang bouille dans mes veines alors que je me pose des milliers de questions.

C'est alors que je me rend compte. Ce sentiment que je n'avais encore jamais ressentit avant. Ce sentiment légendaire dont tout le monde parle. Celui qui nous fait s'envoler dans le ciel et nous fait sentir libre comme l'air. Celui qui apporte le plus grand bien du monde et qui nous rend heureux malgré tout les autres choses.

Je suis amoureux. Amoureux de cette fille timide. Cette fille aux cheveux roses. Cette fille au parfum doux et simple. Cette fille aux yeux doux mais si tristes à la fois. Cette fille dont je ne connais même pas le nom, et que je n'avais encore jamais vu avant.

Soudainement, je ne me pose plus de questions. Je perd la notion du temps, de l'équilibre et de l'espace. Je n'ai qu'une seule idée en tête. Elle... elle... elle...

Je cours à sa poursuite, monte les escaliers quatre à quatre, en bousculant tout ceux sur mon chemin. La seule qui m'importe, c'est elle. Elle est si fragile... je voudrais tant être là pour la protéger.

Une fois à l'étage, d'un tremblement frénétique, j'ouvre la moindre porte, je fouille le moindre recoin. J'ai le soudain besoin de la voir. De lui parler. De l'aimer.

La dernière porte, au fond du couloir.

Il faut qu'elle soit là, c'est ma dernière chance. Je ne m'étais jamais sentit aussi stressé de toute ma vie. Si elle n'est pas là, vais-je la revoir un jour? La simple idée de la perdre me fait frissonner de peur. L'angoisse est a son paroxysme, quand je pose ma main sur la poignée. Je prend une grande inspiration, j'essaie d'être courageux. J'espère de toute coeur qu'elle est là.

Je me décide enfin. La porte s'ouvre, sur une grande chambre. Un lit immense, un mobilier chic... Probablement la chambre des parents. Mais peu importe. Parce que sur le lit, il y a une fille. Qui pleure.

Une fille aux cheveux roses. Craintif, je m'approche d'elle. Doucement, pour ne pas l'effrayer, cette fois.

Elle me regarde, ses yeux apeurés pleins d'eau.

Je la serre dans mes bras. Tant pis si elle me rejette. Moi, je l'aime, et je ne veux pas qu'elle pleure. Étrangement, elle se laisse faire. Même plus, elle m'étreint plus fort encore.

Elle s'approche sa bouche de mon oreille, et murmure...

-Désolé...

-Pourquoi t'excuse-tu?

-Pour ne pas avoir eu le courage de te le dire plus tôt.
-De quoi parles-tu?

-J... Jared...

Je t'aime.


J'éloigne mon visage du sien, et la regarde dans les yeux. Je sais que dire cela lui a coûté des efforts. Même moi, je n'aurais pas pu faire ça.

Je la reprend dans mes bras, et je pose mes lèvres délicatement sur les siennes. Je ne veux pas qu'elle prenne peur. Ses lèvres sont douces. Ses bras autour de mon cou aussi. Elle est si belle, si belle... si belle.

-Moi aussi... Et je ne veux pas te perdre...

D'un rire timide et cristallin, elle me dit:

-Pourtant, je pourrais parier que tu ne me reconnais pas.

-Je t'ai déjà connue? Je suis sûr de t'avoir déjà vu avant...

-Je... je suis dans ton école depuis les 4 ans que tu y es. J'ai fait tout mon primaire et mon secondaire avec toi... On a jamais été dans la même classe, sauf une fois. En 1ère année, au primaire. Personne ne m'aimait, personne ne me détestait. J'étais une fille fantôme, un peu comme aujourd'hui. Mais toi, tu es venu me parler, jouer avec moi. Pendant une année, j'ai été heureuse. Pour la première fois, quelqu'un avait de la considération pour moi. Quelqu'un ne m'avait pas oublié. Puis on a grandit. L'année d'après, on a changé de classe, et tu ne m'as plus reparlé. Mais moi, je ne t'ai pas oublié. Parce qu'à partir de ce moment, mon coeur n'appartenait qu'à toi.

-Je suis désolé... de t'avoir oublié. Je n'aurais jamais dû. Parce que moi aussi... je t'aimais.


Je ne peux plus retenir mes larmes. Je suis frustré. Je suis un idiot. Comment ai-je pu passer à côté d'elle? Niki, ma première amie. Mon premier amour. Elle me rassure.

-Je t'aime tellement, Jared... ne m'oublie plus s'il-te-plaît...

-Ne t'inquiète pas, je ne risque plus de t'oublier. Tu as été seule si longtemps. Tu as dût avoir peur, sans personne près de toi.

-Non.
Parce que je savais qu'un jour, tu serais là.


Fin .

Ce n'étais pas très long, désolé. Mais c'est comme ça que je l'ai ressenti... j'espère que vous avez apprécié quand même. ^^

# Online seit Mittwoch, 19. August, 2009 um 22:44

Geändert am Donnerstag, 01. Oktober, 2009 um 22:54